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Werke von William Blank:
Hesse-Lieder (1978/84) pour soprano, piano, vibraphone, marimba et percussion Text: Hermann Hesse Fruit du travail effectué sur l'Ecole de Vienne - et plus particulièrement sur Webern - l'oeuvre se veut classique par son respect de la tradition du Lied. Les sept Lieder du cycle sont instrumentés différemment, le quatrième - centre du cycle - étant le seul qui réunisse les cinq exécutants. Dauer: 14' 00" Manuskript
Pièce pour orgue (1979) Dauer: 5' 00" Manuskript
3 Intermezzi (1980) pour piano Ecrites dans l'esprit des dernières œuvres de Brahms, ces courtes pièces utilisent un matériau thématique réduit à l'essentiel et se déroulent selon le principe de la variation perpétuelle. Dauer: 5' 30" Manuskript
Quatuor (1981) pour 2 pianos, vibraphone, marimba Dauer: 15' 00" Manuskript
Canti d'Ungaretti (1983) pour contralto et 9 instruments (fl., cor ang., clar., bn - trp. -ut - perc., p. - vl., vlc.) Text: Giuseppe Ungaretti L'œuvre emprunte à Giuseppe Ungaretti huit poèmes tirés de "La vie d'un homme" (1914/1970) appartenant à deux cycles de deux époques distinctes. Les instruments représentent une sorte d'orchestre réduit qui doit être capable de conserver la couleur intimiste de la musique de chambre, comme d'exprimer un sentiment plus "symphonique". Dauer: 14' 00" Manuskript
Omaggi (1985-1986) pour grand orchestre (picc., 2, fl. -sol, 2, cor ang., 2, clar. B, 2, cbn - 4,3,3,1 - timb., perc. (3), cel., hp.(2), p. - cordes) L'œuvre est écrite pour un grand orchestre à l'intérieur duquel se démarque par endroits un quintette formé d'un piano, d'une clarinette, d'un violon, d'un alto et d'un violoncelle. Elle est articulée autour et à partir d'un grand motif de 11 mesures (énoncé en canon par mouvement contraire par le violon et le violoncelle, puis plus librement par l'alto et la clarinette - le piano n'intervenant ici que comme élément unificateur), et se développe ensuite en variations perpétuelles entre lesquelles vient s'insérer, de temps à autre, un rappel plus ou moins textuel du motif initial. Le "soliste multiple" que constitue le quintette n'est toutefois pas traité d'une façon concertante au sens traditionnel du terme, mais plutôt de façon à agir "par sympathie" sur l'orchestre, lui transmettant, en quelque sorte, sa sonorité de chambre. Pas de dialogue véritable donc, entre ce quintette et l'orchestre, qui ne lui est d'ailleurs que très épisodiquement opposé "en masse" mais plutôt en une multitude de formations instrumentales diverses. Dauer: 19' 20" Manuskript
Fragments I (1986-1987) pour quatuor à cordes J'ai tenté l'élaboration d'un tout cohérent à l'aide de nombreux fragments qui, juxtaposés, définissent la forme de l'œuvre au fur et à mesure de sa composition. Sur le plan de l'écriture, tous les procédés (pizzicati, glissandi, harmoniques, col legno, ponticello, tasto, etc.) sont intégrés idiomatiquement au jeu instrumental et sont utilisés dans une stricte volonté d'assimilation naturelle au texte, et non pas dans l'intention de produire un effet sonore se situant hors du contexte compositionnel. Dauer: 14' 00" Manuskript Interpreten: Quatuor Sine Nomine
Fragments II (1987) pour violoncelle et piano "Fragments 2" est une œuvre au caractère plutôt contemplatif. L'écriture de la partie de violoncelle affiche les mêmes caractéristiques que celles rencontrées dans le quatuor. De son coté, le piano ne recherche pas toujours le dialogue, mais s'emploie plutôt à colorer, rythmer, structurer l'espace sonore. Il est utilisé de manière traditionnelle, c'est à dire qu'aucun autre moyen de jeu que celui au clavier et qu'aucune préparation de l'instrument en vue d'effets spéciaux ne sont requis. Dauer: 12' 20" Manuskript
Esquisse (1988) pour trombone et piano Dauer: 8' 30" Editions BIM
Cadenza (1989) pour violon Dauer: 7' 00" Manuskript
Chants (1993) pour soprano, marimba et 4 groupes instrumentaux (1: fl. (picc. -sol), htb., clar., clar. B - 2: cor, trp., trb., tb - 3: p., perc. (3) - 4: v., a., vlc., cb.) Text: Elvio Romero, Peter Huchel, Mario Luzi, Charles Juliet Les deux premièrs poèmes ont en commun d'avoir été écrits en témoignage de la souffrance physique et morale qu'exercent, par la répression et la censure, les régimes totalitaires. Les deux textes suivants ont en commun d'avoir été écrits dans des pays libres mais témoignent, eux, de la souffrance que l'homme éprouve au cours du lent processus de son évolution intérieure. La déclamation de ces 4 textes est confiée à une voix de soprano dramatique entourée d'un marimba et de 4 groupes instrumentaux distincts: 4 bois, 4 cuivres, 4 percussions-piano-célesta, 4 cordes. Pour chaque poème, un groupe différent est mis en évidence alors que les 3 autres, par leur couleur propre, mettent en relief le groupe principal. La partie solistique du marimba, par son importance et sa complémentarité avec la partie vocale, est le lien qui unit le chant à l'ensemble autant qu'elle est le lieu où naissent les divers motifs, thèmes ou climats, éléments repris, développés ou amplifiés par l'orchestre. Dauer: 29' 00" Manuskript
Nachtmusik (1994) pour 5 groupes instrumentaux (1: fl., fl -sol., htb., clar., clar. B, bn - 2: trp., 2 cors, trb.. - 3: hp., cel.., perc. (vib.,mar.) - 4: v., a., vlc. - 5: 4 a., 4 vlc., cb.) Pièce écrite à la mémoire de Kurt Joos - ami d'enfance retrouvé pendu dans la cellule d'une "maison de correction". Il avait 18 ans. Dauer: 8' 00" Manuskript
Trio à cordes (1995-1997) Dauer: 21' 00" Editions Papillon Interpreten: Collegium Novum Zürich
Accumulations (1998) pour 7 instruments spatialisés (fl, clar, tpt, trb, perc, vl, cb) En hommage à ARMAN. Dauer: 7' 00" Manuskript
CRIS (1999) pour piano et ensemble (fl, fl-sol, fl basse / cor anglais / clar, clar basse / clar contrabasse / cor / tpt / tbn / multiperc / alto / vlc / cb) Dauer: 29' 30" Editions Papillon
Anacrousis (2001) pour percussion solo Dauer: 15' 00" Editions Papillon
Après CRIS (2001) pour piano Dauer: 6' 00" Editions Papillon
... Ebbe(n) (2001) pour grand orchestre (4,3,4,3 - 4,4,4,0 - perc(3), hpe, pf - cordes) Dauer: 17' 00" Editions Papillon
Wounds (2002) pour flûte (fl.basse/fl.alto/fl.en ut/picc.) hautbois/hautbois d'amour, violon, violoncelle "Wounds" se présente comme un diptyque. A une première partie plutôt vive, dense et tendue, formée de motifs éruptifs, de paroxysmes et de ruptures soudaines, fait écho une seconde, plus calme, traversée de longues tenues au caractère litanique - plaies ouvertes et douleur du souvenir. L'écriture instrumentale favorise les timbres violemment expressifs ou au contraire les sonorités diaphanes et éthérées. A la polyphonie des voix, se superpose ainsi par endroits une véritable " Klangfarbenpolyphonie " où domine l'incertitude harmonique, les hauteurs étant sans cesse altérées par l'emploi des quarts de tons, des glissandi ou des sons multiphoniques de la flûte et du hautbois. Dauer: 15' 30" Editions Papillon
Nachhall (2002) pour ensemble (six solistes: harpe, vibraphone, cymbalum, piano, celesta, marimba, 4 cors, tuba, accordéon et 2 percussions) Il y a quelques années déjà, le désastre de Srebrenica et son cortège d'atrocités insoutenables m'avaient littéralement dicté le contenu de "CRIS". Puis il y eut "Après CRIS" pour piano seul, composé en grande partie des résurgences de "CRIS". Aujourd'hui, rien n'a vraiment changé, à part peut-être le fait que la banalisation de la souffrance nous accule chaque jour davantage à accepter l'intolérable. Alors, pourquoi ne pas entamer un nouveau travail sur le même thème? En tout cas, j'ai pensé que ce serait salutaire de tenter, une fois encore, de dire l'indicible, le tragique infini de la douleur - notre impuissance face à elle - serait comme résister (bien modestement) à l'indifférence. J'ai donc retravaillé le matériau de ces deux pièces antérieures afin d'en refondre une troisième.
"Nachhall" (Écho) est écrit pour trois groupes d'instruments. Sur le devant de la scène, le premier (vibraphone, harpe, cymbalum, piano, célesta et marimba) est placé, tel un concertino, autour du chef, alors qu'un second (quatre cors, tuba et deux percussions) lui fait face, à la manière d'un petit orchestre. Placé tout au fond de la scène, le troisième "groupe", un accordéon seul, complète l'ensemble. Si cette disposition particulière doit favoriser la symbiose entre le premier groupe (solistique) et le second (orchestral) elle doit aussi permettre de brouiller la localisation de l'accordéon dont l'emplacement constitue la clef de voûte du dispositif acoustique. Au premier plan, la sonorité qui se dégage du groupe des six solistes est de forte densité. Une densité obtenue par le fait que les instrumentistes jouent rarement de manière concertante mais presque toujours en quasi-simultanéité, comme si chacun n'était que l'un des registres d'une sorte de clavier géant. Chaque "registre-instrument" a donc, en dehors de son rôle ordinaire, un second rôle à jouer, bien défini et établi selon des critères de timbre spécifiques, dans le but de créer, précisément, cette sonorité dense, unique, unifiée: au vibraphone les longs accords résonants, à la harpe les violents accords "secco", au marimba les forts contrastes dynamiques et timbriques, etc. À ce soliste "multiple" répondent, comme un premier écho, les instruments du second groupe, utilisés non comme des identités définies dont on distinguerait clairement les voix, mais plutôt travaillés en une masse compacte, homogène, capable d'engendrer un premier stade de stabilisation harmonique (sous forme d'accords de quatre ou cinq sons) que l'accordéon reprend mais en les maintenant quasi continuellement. L'harmonie, ainsi "gelée" en d'immenses tenues, se perçoit alors comme une résonance immatérielle - comme un second écho. Cependant, les instruments du second groupe ne sont pas qu'un simple relais entre les solistes et l'accordéon: leur grande mobilité, leur vaste tessiture, leurs capacités dynamiques extrêmes, leur raffinement dans les timbres - modulés par l'utilisation de métaux résonants permettant d'illimités prolongements sonores - en font aussi des acteurs créant de légers décalages (par l'utilisation des quarts de ton), provoquant des ruptures, des éclats, amplifiant ou déformant certains phénomènes acoustiques dans une sorte d'exagération expressive visant à altérer l'image sonore d'ensemble, un peu comme si, à l'image d'un monde idéalisé, on superposait l'image du monde réel; apparaîtrait alors une terre de misère d'où émergeraient, sorties de nulle part, quelques parcelles, intactes, de beauté. "Nachhall" est dédié à Heinz Holliger. Dauer: 16' 00" Editions Papillon
Exodes (2003) pour grand orchestre (3,3,3,3 - 4,4,3,1 - perc(3) - 16,14,13,10,8) Dédié à Kofi Annan.
Cette grande chose sourde par le monde et qui s'accroît soudain comme une ébriété" (Saint-John Perse, Exil) Des gens, des foules, des populations entières, des peuples, déplacés, contraints à la fuite, laissant tout derrière eux. Des familles décimées, des malades abandonnés à leur sort, des morts sans sépulture, des regards désespérés, tournés vers un ailleurs non désiré. L'improbable retour qui en fait des réfugiés. Camps, perte de dignité, souffrance d'être une charge, un poids pour ceux de l'aide humanitaire, une statistique dans la comptabilité des désastres.
Face à tant de désolation, comment dire, réagir, autrement qu'en partageant un peu de cette douleur sourde, qu'en s'élevant, chacun à sa manière et selon ses moyens, contre cette intolérable iniquité?
Exodes est un témoignage du temps présent, une oeuvre qui veut lutter contre l'indifférence et l'oubli par la nonacceptation d'une réalité que rien ne semble pouvoir adoucir. Elle est dédiée à Kofi Annan en hommage à son inlassable action en faveur de la paix. Dauer: 14' 00" Editions Papillon
Satz (2004) Quatuor à cordes no 2 Il y a, au point culminant de l'Elegie du Concerto pour Orchestre de Bartok, un motif aigu, en quintolets,
joué fortissimo par les violons I et II. Le sens tragique qui se dégage à cet instant (probablement amplifié par l'emploi de la corde de sol) m'a boulversé lors d'une réécoute de l'oeuvre en concert, alors que je pensais en avoir depuis longtemps assimilé la charge émotive.Plusieurs mois plus tard, et bien qu'entièrement plongé dans l'écriture de mon quatuor, ce motif ne cessait de me revenir, à tout moment et avec beaucoup d'insistance... J'ai alors décidé de l'intégrer, (et cela c'est fait de manière finalement assez prégnante) à ma propre composition, reprenant ses composantes pour créer les éléments structurels qui allaient organiser certains passages clés. Le traitement subi (par exemple: l'emploi des quarts de tons à la place des demi-tons, ou alors, à tel endroit, la triple augmentation rythmique) a pour effet d' éloigner le motif de son sens premier, à le détourner en quelque sorte, pour l'amener, à travers le lien ainsi tissé, à exprimer quelque chose de très différent mais néanmoins relié - de manière intime et presque cachée - à son modèle. Dauer: 17' 00" Editions Papillon
Lichtton (2004) pour flûte basse amplifiée/piccolo et 2 percussions (vibra, marimba, 2 timb. graves, 4 gongs thaï, 4 cloches plaques, 6 rins, crotales, 2 cymb.chinoises (amplifiées), 2 cymbales turques, 4 cenceros, 2 cloches tubulaires, 4 triangles) La pièce est inspirée d'un poème de Paul Celan tiré du recueil "Atemvende", duquel elle tire son titre et dont elle reprend le déroulement poétique:
"Fadensonnen /über der grauschwarzen Ödnis / Ein baum-/hoher Gedanke /greift sich den Lichtton: es sind /noch Lieder zu singen jenseits / der Menschen"
"Soleils-filaments / au dessus du désert gris-noir / Une pensée à hauteur /d'arbre / accroche le son de la lumière: il y a / encore des airs à chanter au-delà / des hommes" Dauer: 14' 00" Editions Papillon
Vers l'Obscur (2005) pour 32 cordes (8,8,8,4,4) et 2 cors L'oeuvre fait référence au Notturno de Mozart pour une formation semblable: quatre orchestres à cordes et cors. Pour cette oeuvre, je suis revenu au mouvement central de mon Trio à Cordes de 1997 qui diffuse une couleur très sombre, presque obscure. C'est donc par ce chemin que j'ai accompli ce retour "vers l'obscur". Cette fois, je me suis attaché à développer de nouvelles perspectives expressives par le traitement du matériau en canon perpétuel, ou mieux, en déphasage généralisé, appliqué aux paramètres de la hauteur, de la durée, du timbre et de la densité. La disposition spatialisée de l'ensemble en quatre orchestres distincts, doit accentuer, au plan acoustique, la notion de déphasage. Editions Papillon
Traces (2006) Quatuor à cordes no 3 "TRACES", quatuor à cordes n°3, constitue la deuxième partie de mon "Livre pour Quatuor" ("SATZ", le quatuor n°2, en est la première partie). TRACES se déroule, comme le précédent quatuor, d'un seul tenant, mais est néanmoins composé de deux mouvements principaux. A une première partie dense et intense, succède un épisode-épilogue qui revêt un caractère plutôt paisible-voire méditatif - caractérisé par l'emploi de sonorités aérées et ethérées, mises en relief par des phénomènes multiples de résonance, d'altération des hauteurs (l'utilisation des quarts de tons comme modulation de la hauteur d'un son est ici très présente) ou encore par des attaques ou des modes de jeu particuliers (les pizzicati produits avec l'ongle par exemple, rappellent un - lointain - Koto japonais). D'autre part, la structure harmonique du quatuor, presque entièrement basée sur les intervalles de seconde majeure et de tièrce majeure ainsi que sa rhétorique alternant ombre et clarté, sont le signe d'une forme de quiétude. Pourtant, ce calme relatif (cette apparence) est souvent déchiré par des gestes énergiques, parfois violents, rageurs même, issus du quatuor précédent: c'est le souvenir ici qui se fait entendre, les traces laissées par la douleur de l'expérience intérieure - celle qui nous donne à voir la misère de notre condition. Dauer: 15' 00" Editions Papillon
Trakl Lied (2007) Quatuor à cordes n° 4 (avec soprano) Text: Georg Trakl Mon quatuor à cordes avec soprano met en musique le poème de Georg Trakl (1887-1914) intitulé Einklang (accord). Il constitue le troisième et dernier volet du " Livre pour Quatuor à Cordes " que j'ai initié avec Satz (2005) et poursuivi avec Traces (2006). D'un seul tenant, il puise une partie de sa substance dans les deux précédents "quatuors-mouvements" dont il est en quelque sorte l'aboutissement. Un motif isolé (huit notes en pizzicato) qui se superpose à la réactivation-variation du passage central de Traces (en sons harmoniques) sert de point de départ, comme une évocation des "sons très clairs dans les airs raréfiés" avant que "le souvenir de compagnons perdus" ne réoriente provisoirement le discours vers une couleur plus sombre et des lignes plus nostalgiques et douloureuses. Ressurgissent alors par endroits, de manière voilée et en phrases à peine reconnaissables, les restes de la thématique - passés au filtre de la suggestion poétique - avant que les motifs, entendus maintenant dans un allègement de la matière sonore, ne mènent à un épisode final aux sonorités épurées - ou du moins, renonçant à la forte expressivité qui caractérisait les deux mouvements antérieurs.La voix de soprano, elle, est tendue comme un arc au dessus des quatre voix des cordes, privilégiant la tessiture aiguë, voire suraiguë, dans une quête d'absolu, de dépassement de la réalité terrestre qui veut témoigner de l'élévation de l'âme "vers des cieux plus lointains" et qui la conduit, au terme d'un parcours peu à peu libéré du poids de la condition humaine, à "parfaire des soleils à l'infini renouvelés". L'oeuvre est dédiée à mon commanditaire et ami Eric Ballard ainsi qu'aux membres du Quatuor Sine Nomine. Dauer: 16' 00" Editions Papillon
Dans l'instant (2007) für Violoncello, Klarinette und Klavier Dauer: 15' 00" Manuskript
Flow (2008) pour hautbois, trompete, harpe, violon et violoncelle Dauer: 16' 00" Manuskript
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