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Thirvaudey Ludovic

(1980)

Thirvaudey Ludovic
Thirvaudey Ludovic
Rue Cavour 7
CH-1203 Genève (GE)
Suisse

Tel: +41 (0)22 345 26 80
Mobile: +33 6 64 88 17 40



Genre: Musique Classique
Activités: Compositeurs/Compositrices, Interprètes
Biographie
* 1980.

Ludovic Thirvaudey was born in Thonon-les-Bains (France). He studied composition with Éric Gaudibert at the Conservatoire Supérieur in Geneva, and visited postgraduate courses with Michael Jarrell. In 2008, he participated at the composition session Voix Nouvelles of the Fondation Royaumont (France) directed by Brian Ferneyhough, Xavier Dayer and Jérôme Combier. He was chosen to participate at the 2010 edition of the Atelier Opéra en Création of the Académie du Festival d'Aix-en-Provence. Thirvaudey studied bassoon with Catherine Pépin, Roger Birnstingl and Daniele Damiano, and received his master's degree as a soloist in 2005 after studying in the class of Alberto Guerra at the Haute École de Musique in Lausanne.
His works have been commissioned by the Fondation Royaumont, Radio Suisse Romande, Concours International de Violon Sion-Valais, Association des Amis de la Musique and by the Quatuor Byron, the Trio Vernalis, the Trio Eléonore, the Compagnie CH.AU and the city of Thonon. His works "… Ad astra" (piano and orchestra) and "Macte animo…" (violin and orchestra) took part in the finals of the 2006, respectively 2008, edition of the Queen Elisabeth International Grand Prize for Composition in Belgium. His work "L'Abîme des ombres" was performed at the Lucerne Festival in 2010. Thirvaudey stands for a music defined by plasticity and lyricism in the instrumental gesture.
At the present, he is a member of the Orchestre de Chambre of Geneva and plays with the trio Divertimento and the Compagnie CH.AU, an ensemble specialised in contemporary and experimental music. He works regularly together with the Ensemble Contrechamps and teaches musical language at the Conservatoire de Musique in Geneva. Thirvaudey is a founding member of the Ensemble Namascae.


Liste des oeuvres
...sic itur... (2004)

Instrumentation: pour violon

Manuscrit
Ad Astra (2006)

Instrumentation: pour piano et orchestre

Manuscrit
Capriccio II (2009)

Instrumentation: pour 2 bassons (flûte à bec, contrebasson), violon, violoncelle et saxophone

Durée: 10' 30"
Manuscrit
L'Abîme des Ombres (2010)

Instrumentation: für zwei Posaunen und Orgel

"Ursprünglich wollte ich die Tenorposaune im Orgelgehäuse verbergen, um sie auf diese Weise zum Schatten der Bassposaune werden zu lassen. Aus praktischen Gründen musste ich diese Idee aufgegeben; sie wirkt jedoch in meiner Schreibweise nach.
Die Einwürfe der Posaunen hinterlassen gleichsam Klangspuren, was nicht zuletzt durch die spezifische Raumakustik ermöglicht wird.
Zur Idee des Abgrunds angeregt wurde ich durch den immensen Tonumfang der Orgel.
"L'Abîme des Ombres" wurde für die Cavaillé-Coll-Orgel der Abtei Royaumont nahe Paris komponiert.
Das Stück greift die Eigenheiten der sinfonischen Orgel des 19. Jahrhunderts auf: das Gewitterpedal, die typisch romantische Registratur und eine Schreibweise, die mehr auf Klangfülle als auf durchhörbare Polyphonie abzielt."
(L.T.)

Durée: 10' 00"
Manuscrit
Gesänge (vor) der Frühe (2010)

Instrumentation: pour violon, violoncelle et piano

Manuscrit
...des racines, buvant les cieux... (2011)

Instrumentation: pour quatuor à cordes

Le titre est une citation d'un poème de Rainer Maria Rilke, tiré de Vergers. Il invite à entrer d'une façon particulière dans la musique, dessinant une trajectoire ascensionnelle singulière. Ce poème est arrivé assez tardivement au cours de la composition et, contrairement à la démarche habituelle, la musique ne s'inspire pas du poème mais le poème décrit la musique a posteriori.

Vues des Anges, les cimes des arbres peut-être
sont des racines, buvant les cieux;
et dans le sol, les profondes racines d'un hêtre
leur semblent des faîtes silencieux.

Pour eux, la terre, n'est-elle point transparente
en face d'un ciel, plein comme un corps?
Cette terre ardente, où se lamente
auprès des sources l'oubli des morts.

Manuscrit
Le Jardin des délices (2012)

Instrumentation: pour ensemble

Le tableau de Jérôme Bosch a servi de point de départ pour l'ensemble des trois mouvements. Ce n'est pas tant une illustration musicale que la traduction de sensations visuelles ou de la perception gestuelle du triptyque.
Le premier mouvement exprime l'ineffable quiétude intemporelle, quoique déjà corrompue (présence de la chouette et d'animaux étranges), représentée par le panneau de gauche, le Paradis terrestre. Il s'appuie aussi sur la représentation de la Création du monde lorsque le triptyque est refermé: un globe aux formes encore indécises, aux couleurs ternes et au temps pesamment lent. Le coup de tam-tam initial évoque cette image, tandis que la musique prend naissance de ce son immense.
Le deuxième mouvement prend sa source dans les mouvements tournoyants du panneau central: des hommes à cheval décrivant une course fantasque et débridée autour d'un étang, où se baignent les femmes convoitées; des scènes lubriques, quel que soit le point de vue; des formes étranges, alcôves de plaisir ou refuge reposant. Le matériau musical est emprunté au répertoire de la Renaissance: le "Tourdion", danse rapide anonyme; "En l'ombre d'un buissonnet" et "Allégez-moi" de Josquin des Prés; le "Chant des oyseaux" de Clément Janequin. Le travail sur les mélodies extraites de ces oeuvres s'inspire librement des procédés d'écriture de la Renaissance: polyphonie, imitations, canons, etc., pour donner cette impression de fuite circulaire.
Le troisième mouvement, L'Enfer, la Géhenne, est ce célèbre panneau de droite, où l'être humain est torturé pour expier ses fautes. Des groupes instrumentaux de trois musiciens (hautbois, harpe et claviers; flûte et deux clarinettes; les trois cuivres) luttent, se télescopent et tentent d'infléchir chacun vers son propre discours. Les quatre premières notes du Dies irae traversent le mouvement, discrète allusion à un autre triptyque de Bosch, Le "Jugement dernier". Point de repos ici. Mise à mal des instruments, comme le hautbois (un pommer dans le tableau de Bosch, instrument à anche double de la Renaissance) qui est écartelé dans son ambitus ou comme la petite trompette qui s'accroche dans les aigus.

Durée: 15' 00"
Manuscrit
Discographie
Bibliographie
Olshausen, Cécile: Unreine Akustik. Das Projekt "Numen" (Aufführung in der Leonhardskirche Basel, 20. Mai 2013), in: Dissonanz 123 (2013), S. 46-47 [Internet]


Dernière mise à jour: 2020-10-06 16:48:10